Vis mon sport

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Escalade

Catherine DESTIVELLE

Catherine DESTIVELLE, 56 ans, est l’une des plus brillantes alpinistes de l’histoire.

A partir de 1990, elle opère une série d’exploits dont l’ascension en hiver et en solitaire des 3 faces les plus mythiques des Alpes (l’Eiger, les Grandes Jorasses, le Cervin).

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Parisienne, Catherine s’initie très jeune à l’escalade dans la forêt de Fontainebleau. À 15 ans, elle y réussit les rochers les plus difficiles. À 17 ans, durant ses week-ends de lycéenne, elle multiplie les plus grandes ascensions dans les Alpes. Vers 20 ans, elle se consacre à son métier de kinésithérapeute, mais cinq ans plus tard le goût de l’escalade reprend le dessus ; elle participe aux compétitions internationales d’escalade. Entre 1985 et 1988, elle est considérée comme la meilleure grimpeuse du Monde. À partir de 1990, elle opère un retour à la haute montagne avec une série d’ascensions et d’exploits dont l’ascension en hiver et en solitaire des 3 faces les plus mythiques des Alpes, l’Eiger, les Grandes Jorasses, le Cervin, qui font d’elle la plus brillante alpiniste de l’histoire.

Aujourd’hui, Catherine DESTIVELLE nous fait partager son expérience et sa passion au travers de conférences, livres, ou films. Directrice des éditions du Mont-Blanc, elle publie les classiques de la littérature étrangère de montagne ainsi que des ouvrages «  Culture-Montagne ».

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Nicolas MOINEAU

Nicolas MOINEAU, 39 ans, champion du monde d’escalade en difficulté en 2012 (déficience visuelle).

Chaque jour, il se donne à l’entraînement pour atteindre son but, et monter toujours plus haut.

Vidéo

Interview

Les impressions à chaud de nos athlètes, juste après le tournage de « Vis mon sport » saison 3…
Catherine DESTIVELLE et Nicolas MOINEAU répondent à nos questions

J'ai été impressionnée dans la descente. Il faut une grande confiance pour descendre les yeux bandés.

Catherine, une appréhension de grimper les yeux bandés ?

Je n’avais pas d’appréhension particulière, j’étais surtout curieuse de découvrir cette nouvelle façon de grimper.

Et quelles sont vos impressions ?

Grimper privé de sa vue demande de la concentration supplémentaire. Par ailleurs, comme on est souvent statique en attendant les indications du guide, on dépense bien plus d'énergie. Il faut aussi être plus patient et plus résistant. Je dis vraiment bravo à Nicolas. Il est du niveau de ma génération à l'époque. Il m'a expliqué tous les détails techniques. Grimper à l'aveugle nous entraînerait bien plus à la résistance. Ça peut être une réelle piste supplémentaire pour apprendre à mieux se positionner. Souvent quand on voit, on est trop crispé sur ses prises. J'ai été impressionnée dans la descente. Il faut une grande confiance pour descendre les yeux bandés.

Nicolas, que pensez-vous des remarques de Catherine Destivelle ?

J'ai appris à m'adapter à ce style de grimpe très statique. Effectivement, on peut moins profiter de l'élan car on doit attendre les indications du guide pour grimper. Mais j'ai appris à positionner mes pieds d'une certaine façon pour m'économiser. Je prends beaucoup de plaisir à grimper.

Qu’est-ce que ça fait, de grimper avec Catherine Destivelle ?

Le fait que Catherine vienne vivre mon sport m’a fait très plaisir. Elle a fait des choses extraordinaires en alpinisme. J'ai été surpris de la voir impressionnée par la descente car pour moi c'est naturel de descendre à l'aveugle. Ce sont des automatismes.

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